L'Année 2011 arrive

décembre 2010

Jean-Marc Chaput / jmchaput@pierregravel.com

 

 

L'année 2011 arrive...

 

Dimanche matin, il neige à plein ciel! Je regarde chaque flocon qui virevolte dans une jolie farandole. Je m’émerveille! Wow! Que c’est beau! Un écureuil, perdu dans cette neige folle qui recouvre la pelouse, tente de rejoindre son arbre, son nid, tout là haut. Est-ce que dans sa petite tête, il peut s’émerveiller lui aussi, ou est-ce seulement le propre de l’homme? Assurément, l’humain peut le faire, mais le fait-il assez souvent? Pour ce faire, il faut trouver la vie belle, et pour trouver la vie belle, il faut aimer la vie. Plus tu aimes la vie, plus tu t’émerveilles.

 

J’ai vu ce que c’était d’aimer la vie, de s’émerveiller. Je l’ai vu chez mes deux petites filles, les plus jeunes. Nous sommes allez à la parade du Père Noël., il y a un mois. Il faisait froid malgré le manque de neige. Le vent nous glaçait le sang dans les veines. On avait attendu un bon quatre-vingt-dix minutes, en voyant la foule se masser de plus en plus le long de la rue. Et la parade nous est apparue! Et d’un coup sec, tout le froid, toute l’attente, tout s’est effacé! La parade était là devant nous avec toute sa magie, avec ses personnages féeriques, avec ses chars allégoriques, ses fanfares, ses lutins, ses clowns. Leurs yeux étaient pleins d’étoiles. À les regarder, sautillant, criant, j’ai retrouvé mon âme d’enfant, et sur le champ pris la résolution de vivre cet émerveillement pour des années à venir : aimer la vie comme elles l’aimaient à cet instant. Comme l’avait si bien dit Saint Exupéry, dans son Petit Prince : «Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes.» Pourquoi? Parce qu’elles oublient de s’émerveiller. Mes deux petites, ce matin là, avaient de l’indulgence pour moi, l’adulte : ils ne savaient qu’une chose, m’entraîner dans leur émerveillement, dans leur élan vers la vie!

 

Les deux petites voyaient le beau dans toute cette longue parade, le beau des costumes, des décors, le beau de la musique des chants de Noel, le beau des êtres humains, tout souriant autour des chars décorés de leurs plus beaux atours. La vie pour Jeanne et Camille était belle : elles pouvaient s’émerveiller! Adulte, on a souvent perdu cet émerveillement, est-ce parce qu’on a perdu comme ces deux enfants la capacité de voir, d’entendre, de ressentir la beauté? En voyant, dans nos vies de tous les jours, ces nouvelles de crimes affreux commis pas l’homme, toute cette violence trop souvent gratuite, aurait-on perdu la foi en la vie, en l’amour?

 

Dans son livre, Derniers Fragments d’un Long Voyage, Christiane Singer nous donne cet avertissement : » Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes. » Je ne lâcherai pas ce fil en 2011! Je tenterai de célébrer encore plus cette vie commune que je partage tous les jours avec ma femme. Je me surprendrai à répéter le plus souvent possible le verbe aimer au présent de l’indicatif à la première personne du singulier : j’aime!!!.

 

 

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SIGNETS 

Né à Montréal le 6 novembre 1930, Jean-Marc Chaput fait partie de cette race d’hommes ayant toujours réussi à tirer leur épingle du jeu. Aujourd’hui grand-père, ce père de cinq enfants a connu un parcours personnel et professionnel à l’image de l’homme : tout sauf ordinaire. Consultant et conférencier international dans les milieux gouvernementaux, universitaires et privés depuis plus de 35 ans, Jean-Marc Chaput est reconnu pour ses talents de communicateur et de leader hors du commun. Toutes les conférences que Jean-Marc Chaput prononce sont adaptées sur mesure aux circonstances propres et aux exigences de chacun des clients avec lesquels il est appelé à collaborer. En effet, le contenu de chacune de ses conférences est élaboré suite à des communications – ou lorsque la chose est possible suite à une rencontre – avec les responsables de l’organisation devant laquelle il est appelé à se présenter. Cela lui permet de coller ses propos à la réalité vécue à ce moment dans ce groupe précis.