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Des ailes pour aller plus loin

Denise Bombardier, dans un son livre intitulé « L’énigmatique Céline Dion », raconte que celui qui a dirigé toute la carrière de Céline, René Angélil, né à Montréal de parents syriens de confession chrétienne, a permis à la chanteuse de « déployer ses ailes » à travers le monde parce qu’il avait eu dès sa naissance une vision d’ensemble de la planète grâce à ses parents de souche étrangère, eux qui n’ont certes pas hésité à lui dire que le monde était plus que le Québec seulement, plus grand que le Canada et même plus grand que les États-Unis. Au tout début de la carrière de la chanteuse, il voyait déjà sa jeune protégée sur la scène mondiale : il voyait grand!

Évidemment, il fallait commencer quelque part, mais jamais il n’a envisagé autre chose que le monde entier et cela jusqu’à cette dernière tournée en 2008 qui a emmené toute l’équipe aux Émirats unis dans les pays arabes, en Afrique du Sud, en France, en Australie, et au Québec aussi. Il me semble que cette ouverture au monde est de plus en plus nécessaire dans ce « grand village » qu’est devenu le monde comme le disait si bien Marshall McLuhan.

Voir grand, voir loin, c’est aussi déployer ses ailes pour parcourir les «sentiers les moins fréquentés »; c’est toujours aller plus loin encore et encore! Cependant, au contraire, la société québécoise est trop souvent frileuse et dénigre ceux qui osent se dépasser toujours : peut-être leur chemin soulève-t-il trop de poussière? Pierre Falardeau a dit un jour : « On va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part »! Mais comment explorer dans un pays qui a fait dire à Félix Leclerc : « Le plaisir de l’un, c’est de voir l’autre se casser le cou.»

Je lis dans le journal La Presse du 13 octobre 2009, un article intitulé : Ramener le soleil dans le stade. M. François Delaney, un inventeur (eh oui! Cela existe au Québec; on les appelle des «chefs d’oeuvreux, en Beauce) a inventé une façon brillante de refaire le toit du stade olympique pour qu’il puisse s’ouvrir comme le projet original de 1976 l’avait prévu. Plusieurs experts ont vu le travail de M. Delaney  et le recommandent; et qui plus est, même M. Taillibert l’a écrit à M. Charest dans une lettre récemment. Mais les gens en poste prétendent que le tout est complété : les contrats sont octroyés. On ne reviendra pas là-dessus. Pourquoi? Cela ferait-il trop de poussière, peut-être?

Dans le même journal du 13 octobre 2009, on nous parle de mode. Mais plus que cela, on nous parle de “Montréal, ville de créateurs et de créativité” on nous parle de gens qui osent aller plus loin, de Danny Laferrière, en liste pour les prix Médicis et Fémina, de Xavier Dolan qui à vingt ans, remporte des “Tonnes” de prix pour son film “J’ai tué ma mère”. On nous dit que Montréal est reconnue comme ville UNESCO de design. Tous des cas de dépassements, des cas de gens qui osent aller plus loin, voir le monde comme une grande scène où l’on peut exhiber nos talents, notre génie, et contribuer au bien-être de l’humanité.

La parodie d’Elvis Gratton nous forçait à rire de nous-mêmes. Elle comportait aussi certains messages qui seront toujours d’actualité. Celui qui me vient en tête malgré son langage un peu gros gens allait comme suit : Think Big, Stie!!!  Oui! Nous sommes assez grands pour déployer nos ailes comme nation et dépasser nos frontières. Ne tuons pas nos génies. Voyons grand comme le monde et dites-le à la génération qui suit!


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